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Accueil Les trails et randos Trail des Glaciers de la Vanoise 2009

On est le 05 juillet, et après quelques jours à Pralognan, c'est aujourd'hui le jour de la course. J'ai dormi chez Yannick et Franck dans l'appartement loué par la famille. Edmond et Marie sont montés dormir au refuge du col de la Vanoise.

On est matinal, le lever est à 3h50. Si l'UTMB a un avantage c'est que le départ a lieu à 18h. Pour moi, c'est un gros avantage. Se lever quand il fait nuit, je suis pas fan.

Petit déjeuner frugal : Thé et gâteau énergétique. Comme on dit c'est bon, mais c'est bourratif. Puisque l'on est debout, on va se promener dans Pralognan centre pour signer la feuille de départ. Il est 4h30, il faut bien s'occuper.

Le départ est donné à 5h00, la barrière horaire à Felix Faure a été reculée à 7h15, cela laisse un peu plus de temps pour les 1000 premiers mètres de dénivelé. J'ai toujours peur de me mettre dans le rouge. On est en haut vers 6h30. Franck a commencé à rouler une clope, on la fume tranquillement en attendant Yannick Sourire. Finalement, on décide que c'est trop tôt, et on fait la causette avec Marie et Edmond. J'ai eu la riche idée de prendre un lampe frontale, qui ne m'a pas servie. Je la mets en gardiennage auprès d'Edmond.

Du coup, on fait une photo. Regardez comme on est frais. Yannick et Franck ont décidé de courir ensemble. Moi, je sais pas bien faire, je pars devant et je fais ma course.

J'avais repéré le parcours une semaine avant et ça c'est chouette car je me souviens des points délicats. Dont un passage d'une centaine de mètres rempli de cailloux. La montagne a dû faire exprès rien que pour nous embêter. Je double là François. Il dit que j'avais l'air d'un cabris, ce qu'il ne sait pas c'est que j'ai failli me péter une jambe là dedans. Le cabris a pris un peu confiance, il a été rappelé à l'ordre. Sans frais.

 

Yannick, Franck et moi, au col de la Vanoise.

J'arrive au refuge de l'Arpont après 3h45 de course. Lorsque j'avais fait ma randonnée la semaine précédente, c'est là où j'avais dormi. J'étais parti tôt le lendemain et c'est dans les maisons en pierres juste en dessous que j'ai pris les photos des bouquetins. Après le refuge de l'Arpont, il y a deux méchantes côtes, ensuite c'est hyper roulant, j'arrive à Plan Sec après 6h00 de course. C'est la moitié de la course.

Ce qui est dur, c'est qu'il faut faire le tour du lac du plan d'Amont pour rejoindre ensuite le col du barbier. Cette montée est assez longue ensuite ça descend beaucoup. J'ai eu un coup de moins bien et me suis accroché à un groupe. Puis, je les ai doublé. A un moment, on descend assez bas, on arrive dans les résineux et là, si on ne le sait pas, juste avant d'arriver au refuge de l'Orgère, il y a une montée très courte mais hyper raide. Je le savais, certains dans le rouge ont dû jurer. Arrivé au refuge de l'Orgère après 8h00 de course. Ça commence à être dur physiquement. Je sais que la montée au col de Chavière est costaud. Elle se fait en deux temps. Première montée en lacets puis replat assez lunaire, et ensuite on voit tout la haut, la haut le col de Chavière. Les 200 derniers mètres se font dans la neige. Je me suis tiré la bourre avec un gars qui ne voulait pas que je le rattrape. Finalement oui, mais dans la neige, je faisais pas le malin. En haut, cela fait 9h30 que je fais le mariolle. Le premier est arrivé depuis 1h10. J'espère qu'il prend une bière en pensant à nous. Cette montée a été très rude, mais... c'est la dernière. A nous Pralognan !

La descente vers le refuge de Péclet est plutôt glissante, on arrive ensuite au milieu d'une forêt de cairns. Impossible de se perdre. Ce qui est bien, dans ce trail c'est qu'il n'y a pas de rubalise, il faut suivre les indications du GR. Des fois, forcément on doute du chemin à suivre. C'est dur mentalement quand on descend beaucoup et que l'on se dit que peut être il faudra remonter.

Péclet Polset est atteint après 10h00 de course. Je m'écroule un peu sur la table du ravito, j'ai un peu forcé dans la descente. Je manque de m'étouffer avec du pain de mie, puis je repars. Il reste 12 kms. Finalement, un peu longuet ces 12 derniers kilomètres. On se croit arrivé mais le chemin est bien long et on descend pas très vite. Mon père est venu à vélo jusqu'au parking des Prioux. Je cours et il est à côté de moi à vélo. Imperturbable, la force tranquille.

Je dois doubler des vaches qui ont décidé de se balader au milieu du chemin. Je fais pas le malin, car j'ai mon T-Shirt rouge du trail de l'Ardéchois et je garde en tête que les vaches c'est peut être comme les taureaux, elles aiment bien se frotter au rouge.

Une dernière petite côte avant de traverser mon camping, j'ai croisé mes voisins (deux tentatives de l'UTMB pour lui) lors de la descente vers Pralo. Très sympa.

Je suis hyper content d'arriver, on oublie la douleur, la pluie qui commence à tomber doucement. Cela fait 11h10 que je suis parti, je suis 50ème. Cool.

Lors de ma rando, je m'étais dit que faire le tour en une journée c'était impossible, finalement, si. Franck arrive après 13h30 de course environ, il a laissé Yannick car il s'est mis à pleuvoir des trombes d'eau. Il est gelé. Yannick avait dit 19h00 pour l'apéro, il est ponctuel, pour ça, y'a aucun problème.

72 km, 3800 m+, on a réussi !

 


L'équipe de suivie.

L'après course.

Repos de toute l'équipe. C'est ça qu'on aime dans la course. C'est l'après.


C'est bien, hein l'après course Complice

Je crois que c'est bien nous les plus beaux. Et en plus on est imbattable à la coinche.