Visualisation de l'étape : Etape 8.
Date : 17 Août 2011
Lieu de départ : Ampuis (69)
Lieu d'arrivée : Lac de Paladru (38)
Distance et dénivelé : 87 km, D+ : 816 m, D- : 466 m, Durée : 4h20.
Le top du top c'est de se faire accompagner. Il y a deux ans, Franck m'avait "accompagné" un bout de chemin, je mets des guillemets car j'étais tellement lent qu'il est parti devant moi. Et malgré sa patience, on ne s'est pas revu de la journée.
Mais cette fois-ci je suis plus léger, enfin mon barda est plus léger. Mon accompagnateur est mon coéquipier de quinche : Bertrand. J'ai réussi à le suivre jusqu'à Cours et Buis soit sur à peu près 28 km.
C'est le top parce que les kilomètres défilent assez vite, on peut faire la causette quand c'est possible, il n'y a pas besoin de regarder la carte pour savoir si tel ou tel chemin est sans doute meilleur. Je n'ai qu'à suivre mon guide.. Au final, on a fait 30 km sans s'en rendre compte sous un soleil radieux. Malheureusement j'ai pas pu lui offrir un café. Tous les troquets fermés à Cours et Buis.
D'ailleurs la nourriture et l'eau, voilà un sujet de la plus haute importance pour moi sur le vélo. En effet, mon départ a lieu vers 8h30-9h00 après avoir ingurgité (non, mangé délicieusement avec ma demi baguette et mon thé) un demi camembert. Après deux heures de vélo, c'est l'encas : objectif boulangerie : Pain au chocolat ou flan, ou pain aux raisins et une baguette pour le déjeuner. En fait une demi baguette pour le déjeuner, l'autre moitié étant réservé pour le lendemain matin avec la moitié du claco restant. Si je ne trouve pas, l'angoisse monte doucement.. Ensuite, il faut trouver une superette pour le jambon et les fruits.
Le soir, c'est pâtes avec du ketchup, c'est le seul truc que j'ai trouvé qui puisse être trimballé dans ma carriole et qui résiste à la chaleur. Le ketchup me sert de beurre pour éviter que mes pâtes collent. Bien sûr, il y a le 4 heures où je mange des fruits et souvent des gâteaux. Le demi camembert restant (si vous avez suivi) est mis sous les fringues dans mon gros sac jaune et cela lui permet d'être à peu près au frais. Quand mon "régime" est un peu rébarbatif, je m'octroie un restau avec une bière.
La deuxième chose qui me tenaille c'est l'eau. J'ai un bidon d'un litre et une bouteille d'eau que je mets sur mon sac jaune. Cela me donne un certain style mais je n'ai pas trouvé mieux. Un jour comme aujourd'hui, où il fait très chaud, je bois beaucoup. Du coup, une fois que j'ai fini la première bouteille, je commence à réduire la prise d'eau et je regarde autour de moi, quitte à faire un détour pour passer dans un village et espérer :
- Une fontaine : Souvent en moyenne et "haute" montagne : Vosges, Jura, Alpes. Les villages foisonnent de fontaines à l'eau pure et fraîche. Moins fréquente dans les villes ou villages. Les places principales sont un bon spot.
- Les WC publics : Parfois d'une propreté douteuse. L'eau est parfois en extérieur.
- Les cimetières : L'ultime recours mais le plus certains. Il faut bien arroser les fleurs. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui, pas arroser les fleurs mais aller dans un cimetière. J'ai bien sûr remercier les habitants des lieux de leur accueil.
Je repars serein avec mes bouteilles pleines d'eau fraiches.